
Famille du disparus
Omar EL OUASSOULI Le 27 décembre 2005
BP 110 Jorf Errachidia Maroc
Contact :
Abdelkrim (+33) 02 47 27 19 96
elwassouli01@tiscali.fr
Abdelhak : 069 51 50 08 / 022 93 89 30
elouassouli@yahoo.fr
LA FAMILLE DU DISPARU MAROCAIN REJETTE LES CONCLUSIONS
DE L’IER FOURNIES PAR L’UN DE SES MEMBRES A ALAYAM
Dans ces déclarations à ALAYAM n°211 en date de 25 décembre 2005, M.Benayoub a livré les conclusions de l'IER concernant la disparition de notre fils Omar EL OUASSOULI. Selon Benayoub, nous citons ‘’ en se basant sur les informations et les investigations, nous avons déduit à la- non-existence de preuve irréfutable que la personne en question a subit la disparition forcée et dans tous les cas, nous avons recommandé la poursuite des recherches pour permettre à la famille de le contacter et de mettre fin au flou qui entoure cette catastrophe’’.
M. Benayoub a ettayé cette déclaration par l'apport de plusieurs éléments que nous citons intégralement (voir aussi texte en arabe1):
- la famille n’a plus eu de contact avec lui depuis fevrier 1984
- a obtenu un passeport n°C6138 délivré par la province d’Agadir en date 24 mai 1984,
- qu’il l’a utilisé pour se rendre :
- en Espagne en novembre 1985,
- algérie en mai 1986,
- une nouvelle fois en Espagne en juin 1986,
- Omar a été arrêté par les autorités marocaine au poste frontière de Ggouge BGHAL le 18 mai 1986 suite à son extradition par les autorités Algériennes,
- Que Omar a été arrêté par les autorités Espagnoles à Valence et qu’il a été remis aux autorités marocaines via Ceuta en juin 1986, et a été détenu par les services de police à Tétouan et il a été libéré le 7 juin 1988,
- plusieurs témoins ont affirmé qu’un ouvrier marocain en Libye avait rencontrer Omar en Libye en 1994.
S'il nous est actuellement impossible de faire une évaluation globale sur le degré de pertinence des données collectées par l'IER et auprès du pouvoir, nous tenons à rétablir auprès de l'opinion un certain nombre de précisions quant aux éléments présentés par M.Benayoub et qui conduisent notre famille à rejeter les conclusions de l'IER.
Comme vous allez le voir, les éléments présentés par M. Benayoub et après corrections et commentaires, nous conduisent à conclure à la responsabilité de l'état dans la disparition de notre fils. En effet, l'élément chronologique le plus récent dans la déclaration de Benayoub est la citation du témoin qui a déclaré qu'il aurait vu Omar en Libye EN 1994, or et après vérification (le 26/12/05) le témoin maintient qu'il avait déclaré à l'IER que c'était en 1987. IL est vrai que nous n'avons pas accordé de crédit à ce témoignage, car nous étions soumis de la part des autorités à l'intoxication soit par voie de rumeurs, soit par la voie d'agents de la DST et par la voie de témoignages divers et variés. Mais nous avons soumis ce témoignage comme celui qui a déclaré qu'il aurait vu OMAR à ERRACHIDIA à l'IER pour vérification.
Or M. Benayoub a aussi révélé (en tout cas c’est un élément nouveau pour nous) que OMAR a été remis par les autorités Espagnoles aux autorités Marocaines via Ceuta en juin 1986 et il a été incarcéré par les autorités de Tétouan jusqu'au 7 juin 1988, date à laquelle il serait libérer (le conditionnel est de notre part) après avoir déclaré la perte de son passeport. (Deux ans de détention pour déclarer la perte d'un passeport!!!!). Comme tout esprit sait il est facile de déduire que Omar ne pouvait donc se trouvait simultanément détenu à Tétouan et présent physiquement en Libye.
Cependant, dans les éléments présentés par M. Benayoub, nous allons retenir cet nouvel aveu des autorités marocaines, de l'avoir réceptionné en juin 1986 et puis de l'avoir détenu. Mais dans cet aveu, nous doutons que OMAR ait été libéré depuis. Notre doute n'est en aucun guidé par le fait de prendre des désirs pour des réalités. Nous ne voulons faire de lui ni un héro, ni un brave, nous voulons simplement la vérité mais toute la vérité. Cependant, note doute est légitimé par des interrogations et des questions restées sans réponses.
De plus, la situation de OMAR a fait l'objet de plusieurs articles dans la presse et de diverses informations véhiculées par le NET. Comment se fait-il alors que personne ne l'a vu et reconnu? Comment se fait-il qu'il n'a jamais réagit?
La seule indication qui aurait pu lancer la piste de sa libération en 1988, est maintenant caduque puisque le témoin affirme qu'il l'aurait vu en 1987 et non en 1994 comme l'a indiqué M. Benayoub.
Par ailleurs, Omar aurait été arrêté aussi à la frontière algérienne en 1986, mais M. Benzekri nous a informé en juin 2004, que Omar a été arrêté à cette frontière par deux fois dont la dernière aurait été en 1987. Mais cette dernière ne figure pas dans les éléments fournis à ALAYAME par M. Benayoub et pour cause !! Mais remarquons la coïncidence avec la fausse piste libyenne et alors que selon ce nouvel aveu il était détenu à Tétouan. Rappelons aussi qu'il avait fait l'objet de séquestration et ayant été soumis à la torture à Rabat durant 27 jours en 1980.
L'élément nouveau pour nous est cette arrestation en 1986, mais pour nous et pour les raisons indiquées plus haut, nous ne pouvons trouver que suspect une date donnée comme preuve par les autorités marocaine et qui tende à accréditer la thèse des autorités à savoir que Omar jouie de toute sa liberté.
Si nous pensons que son arrestation en juin 1996 par les autorités marocaines est plausible, car c’est un élément à charge fourni par les autorités elles-même, la thèse de sa libération nous paraît suspecte car il n’existe actuellement aucun élément qui puisse fournir le moindre indice dans ce sens.
Pour notre famille Omar est toujours victime du crime de la disparition forcée et nous demandons aux autorités de la libérer immédiatement. Pour la famille et comme nous l’avons toujours affirmé la seule preuve acceptable est Omar lui-même. Mais de grâce arrêtez le massacre en nous permettant d’accéder à toutes les informations collectées par l’IER afin que nous puissions effectuer les vérifications nécessaires et avancer vers le chemin de la Vérité.
Encore une fois, les autorités marocaines nous imposent un combat dure et acharné, nous avons choisi de le mener jusqu’au bout et sans concession et nous sommes prêts à payer le prix.
(1) ÇáÃíÇã ÇáÚÏÏ 211 –25 - 31 ÏÌäÈÑ 2005
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