Famille du disparus Le 12 octobre 2007
Omar EL OUASSOULI
BP 110 Jorf Errachidia Maroc
Contact :
Abdelkrim (+33) 02 47 27 19 96
elwassouli01@tiscali.fr
Abdelhak : 069 51 50 08 / 022 93 89 30
elouassouli@yahoo.fr
Appel aux plus hautes autorités de l'état
AURIEZ VOUS LE Courage DE NOUS DIRE LA Vérité ?
Aujourd’hui nous commémorons le 40ème jour du décès de notre mère Hajja EL OUASSOULI. Nous volons nous souvenir d'elle non seulement comme une mère courageuse, digne et clairvoyante, nous voulons aussi nous souvenir d'elle comme une femme combattante et ce depuis son jeune âge. Elle a été d'abord aux cotés de son propre père dans le combat contre le colonialisme, elle a ensuite combattu pour le savoir, l'instruction et la liberté. Des valeurs comme la justice, l'égalité, la liberté et la dignité ont constitué le sens de sa vie. Nous espérons être à la hauteur de ses combats et de ses espérances.
Depuis l'enlèvement de son fils, de notre frère Omar, Hajja a entamé au autre combat qui est celui de la vérité. Comme toute mère de disparu ballottée entre espoir et désespoir, entre la résignation et luttes, elle a toujours considéré la situation avec lucidité. Elle disait " nous avons luté pour l'indépendance et la liberté et nous n'avons eu qu'une nouvelle occupation"
Nous voulons commémoré ce triste anniversaire en honorant sa mémoire. La seule façon pour nous de le faire est de continuer son dernier combat qui est celui de la vérité et de la justice.
La vérité sur le sort de tous les disparus victimes des crimes d'un pouvoir dont seul l'arbitraire a force de loi. Le nouveau pouvoir et dans certains cas allait franchir un pas décisif en 2004 pour divulguer leur sort. Il a en effet, commencé à élaborer certains scénarios pour sortir de l'impasse dont-il s'est renfermé lui-même. Malheureusement en 2005, le nouveau-ancien pouvoir a opéré un virage de 180° et en cela, il cornait un nouveau crime à l'égard des attentes des familles.
Nous savons que Omar est encore en vie, c'est même un haut fonctionnaire de l'état qui l'a affirmé devant certains membres du CCDH. Alors nous nous demandons dans quel Etat vivons nous ? Lorsque les plus hautes autorités de l'Etat proclament avec vigueur leurs volontés de divulguer le sort des disparus de tous les disparus, qu'un haut fonctionnaire de l'état affirme qu'un disparu est vivant et que le disparu est toujours disparu, on ne peut déduire que deux choses l'une : soit que la proclamation de volonté de clore ce dossier est destinée à la consommation cosmétique, soit des zones de défi et de non droit existent même dans le corps de l'état !
Nous n'avons nullement les moyens de répondre à cette question puisque le CCDH refuse de nous communiquer la moindre information. En cela, les membres du CCDH se rendent et de fait complice du drame qui peut subvenir. Par la falcification volontaire de certains témoignages rapportés dans le rapport final de l'IER pour la seul fin de falcier la vérité, le CCDH porte une lourde responsabilité dans la dégradation de santé de Hajja et dont l'issu lui a été fatale. D'ailleurs ces dernières parole prononcées devant Abdelkrim EL MANOUZI étaient "c'est le makhzen qui est la cause de la dégradation de mon état de santé".
Au lieu d'écouter la sagesse qui recommande la divulgation du sort des disparus, de tous les disparus, les plus hautes autorités de l'Etat oppose aux familles un silence assourdissant. Où sont les manouzi, les Rouissi, les Salem, Les islami et pour ne citer que ceux là ?
Encore une fois et comme nous l'avons déjà fait en 2005, nous lançons un appel aux plus hautes autorités de l'Etat pour affirmer que le dossier de la disparition forcée ne sera pas clos tant que le sort de toutes les victimes ne sera pas élucidé.
Le courrage et la sagesse recommandent de faire la lumière, de dire la vérité et de liberer les disparus encore envie et le Maroc ne peut en sortir que grandi.
|